
Antoine Chevallier, notre frère de la Fraternité de Loire Atlantique, a rejoint la maison du Père.
Nous remercions Antoine pour sa présence très active en Fraternité franciscaine séculière depuis de nombreuses années, et pour son témoignage de vie de foi et de fraternité, dans l’écoute, la discrétion, l’humilité, la bienveillance, la disponibilité, le service… et la fidélité.
Antoine était entré en Fraternité Franciscaine Séculière avec son épouse Guite en 1977 et ils s’y sont engagés le 28 octobre 1984. Il a pris la responsabilité de la fraternité nantaise en 1990. Puis, avec Guite, ils ont été, en tant que laïcs, les pionniers à assurer la mission d’accompagnateurs spirituels auprès des fraternités.
Antoine a rayonné bien au-delà de la fraternité de Loire Atlantique puisqu’il a été ministre national, aux côtés de Brigitte Sauquet pendant 3 ans, entre 2001 et 2004.
L’an dernier encore il avait pris part avec beaucoup de bonheur à l’animation de la formation initiale que nous avions mise en place pour notre frat de Loire Atlantique.
Voici le témoignage de Renée Brochard lors des obsèques d’Antoine :
Quand j’ai évoqué avec une sœur Clarisse le décès d’Antoine, elle m’a dit : « C’était un vrai franciscain ». Pour elle, la spiritualité franciscaine imprégnait en profondeur toute la vie d’Antoine. Antoine avec Guite, son épouse, s’est engagé dans la Fraternité franciscaine séculière il y a plus de 50 ans. Il se retrouvait en équipe où on s’entraide à vivre l’Évangile du Christ à l’exemple de Saint François d’Assise comme le recommande le début du « Projet de vie ».
Son engagement lui a fait accepter des responsabilités diverses : responsable d’équipes de Fraternité, responsable national, responsable local pour la Loire Atlantique. Avec Guite, ils feront partie des premiers laïcs qui suivront une formation pour être assistants, accompagnateurs spirituels de petites fraternités et ils assureront ce service pendant plusieurs années. Antoine a assuré aussi avec d’autres la formation initiale ou permanente. Pour chacune de ces responsabilités, Antoine a été reconnu compétent et disponible, toujours prêt à servir chaque personne, servir la vie de la Fraternité.
Antoine était aussi un vrai franciscain par sa vie de prière : lecture méditée des textes de la messe du jour, chapelet… Lorsqu’il habitait à Nantes, il fréquentait souvent le monastère des Clarisses pour la prière ou pour de nombreux services ; il disait souvent : « Quand j’entends la cloche sonner, je sais qu’il est temps que je me rende au monastère pour la messe ou les offices ». On peut remarquer que nous avons appris son décès le jour de la fête de Sainte Claire alors qu’il avait prévu de participer à la messe au monastère et aussi l’année où toute la Famille franciscaine célèbre le 800ème anniversaire de la mort de Saint François d’Assise.
Antoine était un vrai franciscain dans sa façon de vivre la spiritualité franciscaine. Dans nos rencontres d’équipe, il nous parlait souvent de la pauvreté qui se vit dans la désappropriation sous différentes formes. Et, pour lui, ce n’était pas des mots en l’air. Il nous aidait à vivre l’accueil, l’écoute de l’autre dans le respect des diversités l’humilité et la bienveillance. Sa présence apaisait les tensions., il avait une certaine autorité naturelle
Antoine était un vrai franciscain lorsqu’il allait rencontrer les personnes âgées à l’EHPAD Bords de Sèvre (il aimait bien aller les rencontrer dans leur chambre). Il était aussi franciscain dans la vie de quartier : il était reconnu comme souriant, accueillant, apaisant, à l’écoute, sachant trouver un petit mot pour tous. Quelqu’un m’a confié : « C’était une belle personne ».
Pour terminer, je voudrais reprendre, en m’adressant à Antoine, cette prière bénédiction de Saint François à Frère Léon qu’il aimait reprendre à la fin de chacune de nos rencontres :
Antoine, que le Seigneur te bénisse et te garde, qu’il te montre sa face et soit miséricordieux envers toi. Qu’il tourne son visage vers toi et te donne la paix !
Oui, Antoine que le Seigneur te bénisse et t’accueille près de Lui !